Recommandations pour la pratique clinique du CNGOF. Place de l’auto-examen des seins dans les stratégies de dépistage - Centre Eugène Marquis Access content directly
Journal Articles Gynécologie Obstétrique Fertilité & Sénologie Year : 2023

Recommandations pour la pratique clinique du CNGOF. Place de l’auto-examen des seins dans les stratégies de dépistage

Amélia Favier
  • Function : Author
Anne-Sophie Azuar
  • Function : Author
Catherine Uzan
Edith Kermarrec
  • Function : Author
Jean-Yves Seror
  • Function : Author
Nathalie Chabbert-Buffet
  • Function : Author

Abstract

ObjectifsLe cancer du sein est le cancer le plus fréquent de la femme dans la plupart des pays du monde. En France, plus de 60 000 nouveaux cas sont actuellement diagnostiqués et environ 12 000 décès lui sont attribués annuellement. De nombreux travaux ont montré que le risque métastatique croît avec l’augmentation du volume de la tumeur. Dans ce contexte, il est utile d’évaluer si la pratique régulière de l’auto-examen des seins (AES) a un impact sur le nombre de cancers diagnostiqués, leur stade, les traitements utilisés et la mortalité.ConceptionL’élaboration de ces recommandations par la Commission de sénologie (CS) du CNGOF n’a bénéficié d’aucun financement extérieur. La méthode GRADE (Grading of Recommendations Assessment, Development and Evaluation) a été utilisée pour évaluer la qualité des données factuelles sur lesquelles ont été fondées ces recommandations.MéthodesLa CS a étudié 16 questions concernant l’AES, en individualisant quatre groupes de femmes (population générale, femmes de plus de 75 ans, femmes à haut risque, femmes antérieurement traitées pour un cancer du sein). Pour chaque situation, il a été déterminé si la pratique d’un AES comparée à l’abstention de cet examen permettait de détecter plus de cancers du sein, de récidives, de diminuer les traitements ou d’augmenter la survie.RésultatsL’AES n’est pas recommandé pour les femmes de la population générale, qui bénéficient par ailleurs d’un examen clinique des seins (par le médecin traitant ou le gynécologue) à partir de l’âge de 25 ans et d’un dépistage organisé de 50 à 74 ans (recommandation forte). En l’absence de données sur la place de l’AES chez les patientes âgées de plus de 75 ans, celles à haut risque de cancer du sein, et celles antérieurement traitées pour cancer du sein, la CS n’a pas pu émettre de recommandation. Si des femmes appartenant à ces dernières catégories souhaitent pratiquer l’AES, il faut qu’elles bénéficient d’un apprentissage rigoureux de sa technique et d’une information sur les bénéfices et risques de cette pratique observés chez les femmes de la population générale. La CS invite toutes les femmes qui détectent un changement ou une anomalie dans leurs seins à consulter sans retard un professionnel de santé.ConclusionL’AES n’est pas recommandé pour les femmes de la population générale. Aucune recommandation ne peut être émise chez les femmes âgées de plus de 75 ans, celles à haut risque de cancer du sein et celles antérieurement traitées pour un cancer du sein.

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hal-04244323 , version 1 (04-12-2023)

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Cite

Vincent Lavoué, Amélia Favier, Sophie Frank, Gérard Boutet, Anne-Sophie Azuar, et al.. Recommandations pour la pratique clinique du CNGOF. Place de l’auto-examen des seins dans les stratégies de dépistage. Gynécologie Obstétrique Fertilité & Sénologie, 2023, 51 (10), pp.437-447. ⟨10.1016/j.gofs.2023.08.003⟩. ⟨hal-04244323⟩
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